LA LETTRE DE L'ACTIONNAIRE LATIL
Le Capital social qui était de 31.968.750 francs en 1939 a été
porté en 1947 à 103.115.000 francs par incorporation des Réserves.
La Société possède des usines à Suresnes et à
Saint-Cloud.
En conformité des résolutions de l'Assemblée Générale
Extraordinaire du 12 juin 1939, le capital social a été porté
de 21.312.500 francs à 31.968.750 francs par l'incorporation au capital
social d'une somme de 10.656.250 francs, prélevée sur le compte
"Réserves". En représentation de cette augmentation
de capital, il est créé 68.750 actions de 155 francs nominal,
entièrement libérées, qui sont attribuées aux propriétaires
des 137.500 actions anciennes de 155 francs représentant le capital social
avant l'augmentation ci-dessus, tout possesseur de 2 actions anciennes ayant
droit à l'attribution de 1 action nouvelle, sans qu'il soit tenu compte
des fractions.
Les actionnaires devront faire leur affaire personnelle du groupement de 2 actions
anciennes ou d'un multiple de ce nombre. Ceux des actionnaires qui n'auraient
pas un nombre d'actions anciennes correspondant à un nombre entier d'actions
nouvelles pourront se réunir pour exercer leur droit, sans qu'il puisse
résulter de ce fait une attribution indivise, la Société
ne reconnaissant qu'un seul attributaire pour chaque action.
Ces 68.750 actions nouvelles, dont les droits sont identiques à ceux
des actions anciennes, sont créées jouissance de l'exercice ayant
conmmencé le 1er mars 1939. En conséquence, dès le détachement
des actions anciennes, le 2 octobre 1939, du coupon n° 38 représentant
le solde du dividende de l'exercice 1938-1939, toutes les actions tant anciennes
que nouvelles représentant le capital social auront droit, dans les bénéfices
qui pourront être répartis pour l'exercice ayant commencé
le 1er mars 1939 et pour les exercices ultérieurs, au même dividende
net.
Les 68.750 actions de 155 francs représentant l'augmentation de capital
de 21.312.500 francs à 31.268.750 francs ne seront pas cotées,
mais leur admission à la Cote officielle de la Bourse de Paris sera demandée.
(Conseil d'Administration du 28 septembre 1939)
On offre en ce moment aux actionnaires LATIL d'acquérir au prix de 80
francs 1 action de la Compagnie Générale d'Entreprise Automobiles
pour 4 actions Latil qu'ils détiennent.
Cette société, au capital de 7.500.000 francs, est une filiale de Latil qui lui fournit le matériel avec lequel elle exploite les services de l'enlèvement des ordures ménagères dans diverses villes de province de moyenne importance et quelques services commerciaux.
Ses résultats ont été jusqu'ici satisfaisants, mais la
nécessité d'amortissements importants - amortissements indispensables
pour alimenter régulièrement Latil en commandes de matériel
neuf - ont toujours limité l'élasticité du dividende :
en fait, celui-ci est fixé, depuis 12 ans, au chiffre invariable de 12
francs.
Un tel revenu serait du reste particulièrement intéressant, pour
un titre qu'on offre à 80 francs seulement.
Mais on remarque que ce prix n'est inférieur que de quelques francs au
cours de 80 francs actuellement inscrit au Parquet sur l'action Compagnie Générale
d'Entreprise Automobiles et que ce cours lui-même est le plus bas de l'année,
contre 148 au plus haut ; on observe, d'autre part que, si l'entreprise a jusqu'ici
très bien marché, on ne possède aucun renseignement sur
la durée des contrats restant à courir avec les municipalités,
ou sur les résultats de ses exploitations de transport.
La Bourse qui, de toute façon, ne peut établir la valeur du droit
à un niveau supérieur à celui que lui assigne le prix du
titre en Bourse, le fixe naturellement à un chiffre dérisoire
: 1 franc. On ne saurait cependant tirer de cette dépréciation
aucun argument décisif pour ou contre l'intérêt de l'opération.
Mais les actionnaires de LATIL ont jusqu'au 21 pour exercer leurs droits. Il
leur reste le temps de se renseigner auprès de la Société
mère en leur qualité d'actionnaires sur les points que nous avons
signalés ci-dessus. Il paraît difficile qu'elle ne les renseigne
pas avec diligence.
(Journal des Finances du vendredi 3 décembre 1937)
La Société réserve à ses actionnaires, du 22 novembre
au 21 décembre 1937 inclus, un droit de préférence à
l'acquisition, au prix de 80 francs par titre d'un certain nombre d'actions
de 100 francs de la Compagnie Générale d'Entreprise Automobiles
qu'elle détient en portefeuille, à raison d'une action Entreprise
Automobile pour 4 actions Automobiles Latil, à titre irréductible.
Les demandes seront reçues contre remise du coupon n° 34 : la taxe
sur le revenu afférente à cette opération est supportée
par la Société. Cotation du droit jusqu'au 16 décembre
1937.
(Journal des Finances du vendredi 26 novembre 1937)
Parution au Bulletin des Annonces Légales Obligatoires (B.A.L.O.) du 26 janvier 1931 :
Augmentation du capital de 20 millions à 33 millions par la création
de 40.000 actions de 250 francs dites "A", et introduction en Bourse
de ces titres ainsi que des 36.000 actions anciennes "A".
Depuis le 29 janvier 1929, les 36.000 actions A nouvelles de 250 francs, libérées
et au porteur, n° 36001 à 72000, de cette société,
sont admises aux négociations de la Bourse, au comptant, sous la même
rubrique que les actions A anciennes.
(Journal des Finances du vendredi 30 janvier 1931)
A la cotation, les Automobiles Industriels Latil restent fixés à
750 fr.
L'Assemblée extraordinaire du 31 juillet 1929 a approuvé le texte de
l'article 8 des statuts par lequel le Conseil est autorisé, dès
à présent, à porter le capital jusqu'à 50 millions
de francs.
(Journal des Finances du vendredi 9 août 1929).
A la cotation, les Automobiles Industriels Latil, nouveaux venus au Parquet,
s'inscrivent à 750 fr.
Les comptes de l'exercice au 28 février 1929 se soldent par un
bénéfice de 8.312.198 fr. contre 5.650.512. Solde disponible :
8.504.384 fr.
Le Conseil proposera à l'Assemblée du 31 juillet
un dividende de 30 fr. brut par action de 250 fr. (contre 60 fr. par action
de 500 fr.) et de 18 francs brut par action nouvelle non libérée,
répartition absorbant 1.872.000 francs contre 1.080.000.
Il sera affecté 1.066.012 francs aux amortissements et 3.737.907 francs
aux réserves.
(Journal des Finances du vendredi 2 août 1929).
Fondés en 1912, Les Automobiles Industriels Latil (Anciens Etablissements
Charles Blum et Cie), s'étaient acquis dès avant 1914 une bonne
réputation dans la fabrication des véhicules pour le transport
des charges lourdes. Pendant la guerre, leur tracteur à quatre roues
motrices fut utilisé pour la traction de l'artillerie lourde. Après
la guerre, la Société poussa la construction de ses différents
type de tracteurs, routiers et agricoles, et entreprit la fabrication de camions
de type poids lourds de 1.500 à 5.000 kilos de charge utile.
Les usines Latil, situées à Saint-Cloud et à Suresnes,
s'étendent sur plus de 3 hectares : elles sont dotées d'un outillage
perfectionné pour l'usinage et le montage. A Paris, par l'intermédiaire
de la Compagnie Générale d'Entreprises Automobiles, la Société
Latil exploite un garage pouvant abriter 150 voitures.
Son activité commerciale s'exerce non seulement en France où elle
a des représentants dans toutes les villes, mais aussi en Amérique
du Sud, en Russie, en Extrême-Orient et en Afrique. En Angleterre et en
Belgique, elle a créé des filiales.
A l'origine de 1.200.000 fr., le capital social a été porté
à 9 millions, puis en novembre 1928, à 20 millions. Il est représenté
par 80.000 actions de 250 francs, dont 8.000 actions B, donnant droit à
5 voix dans les assemblées et 72.000 actions A, ne donnant droit qu'à
une voix. Les 36.000 actions A qui représentent le capital ancien et
ont été introduites au début de juillet, au marché
officiel au comptant, sont entièrement libérées ; les 44.000
actions nouvelles A et B ne sont encore libérées que d'un quart.
Le Conseil est, d'ores et déjà, autorisé à élever
le capital jusqu'à 50 millions par la création d'actions A.
Il existe, en outre, une dette obligataire de 12 millions de francs sur lesquels
il restait en circulation au 31 mars 1928, 5.450.000 fr.
Signalons que les parts de fondateur sont rachetable, mais sans que leur prix
de rachat puisse être inférieur à vingt fois la moyenne
du montant des cinq derniers dividendes votés par l"assemblée
des actionnaires.
Avant sa transformation, réalisée en 1928, de société
en commandite par action en société anonyme, les bénéfices
obtenus par les Automobiles Industriels Latil représentaient plus de
68 % de leur capital. Voici du reste quels ont été les résultats
financiers de la période antérieure à cette transformation
:
| |
Bénéfice
(en 1.000 fr.) |
Amortissements
(en 1.000 fr.) |
Résultat (en 1.000 fr.) |
Dividendes totaux |
Dividendes par action |
| 1923-24 |
1.911 |
549 |
650 |
676 |
8 % |
| 1924-25 |
3.797 |
839 |
2.050 |
900 |
12 % |
| 1925-26 |
4.822 |
948 |
2.800 |
1.080 |
12 % |
| 1926-27 |
5.052 |
642 |
3.300 |
1.080 |
12 % |
| 1927-28 |
5.651 |
1.138 |
3.350 |
1.080 |
12 % |
Les résultats obtenus par la Société, sous sa nouvelle
forme, viennent d'être publiés. Ils accusent une sensible progression
sur ceux de 1927-1928, l'augmentation du chiffre d'affaires ayant suivi le développement
des moyens de production autorisé par l'augmentation du capital de novembre
1928. Bien que cette émission soit de réalisation récente
et que les trois quarts de capitaux souscrits soient encore à appeler,
la réalisation d'une partie de son programme d'amélioration de
l'outillage a permis à la Société d'augmenter pendant l'exercice
ses fabrications de plus de 30 %. Les bénéfices nets se sont élevés
à 8.312.198 francs.
A l'assemblée du 31 juillet, le Conseil proposera de maintenir le dividende
à 12 % soit à 30 fr. brut par action de 250 fr. contre 60 fr.
par action de 500 fr. Les actions nouvelles non libérées recoivent
18 fr. brut. Cette répartition absorbera 1.872.000 fr. D'autre part,
il sera affecté 1.066.012 fr. aux amortissements et 3.737.907 fr. aux
réserves.
La comparaison des bénefices réservés et des sommes distribuées
indique quelle prudence préside à la gestion de l'entreprise.
Elle explique la faveur avec laquelle la Bourse a accueilli à leur introduction
les titres d'une entreprise qui tout en faisant participer ses actionnaires
à sa prospérité, ne cesse pas de consolider sa situation
financière.
(Journal des Finances du vendredi 26 juillet 1929).
Automobiles Industriels "LATIL" - Charles BLUM et Cie.
Société
en Commandite par action au Capital de Neuf Millions de francs.
Siège social : rue de Longchamp, Suresnes (Seine).
Placement de 14.000 obligations 6 % de 500 fr. nets de tous impôts
présents et futurs. (Emission autorisée par l'Assemblée
générale du 20 mai 1920).
Ces obligations rapportent un intérêt annuel de
30 fr. payable par semestre, le 1er janvier et 1er juillet de chaque année.
Elles seront entièrement assimilées aux 10.000 obligations émises
en 1919. Elles seront remboursables au pair en vingt ans, à partir de
1924.
Le remboursement s'effectuera par tirages au sort annuels, à raison de
700 titres par tirage. La Société se réserve le droit d'augmenter
les remboursements ou de rembourser totalement l'emprunt, mais seulement à
partir de 1924 et moyennant un préavis de six mois. Tout remboursement
anticipé devra coïncider avec l'échéance d'un coupon.
La Société s'engage à ne consentir aucun privilège
sous forme de garantie hypothécaire au profit de ses créanciers
actuels ou futurs, sans en faire bénéficier proportionnellement
les obligations de la présente émission.
Prix d'émission
: 490 francs. Jouissance 15 août 1920.
Le premier coupon à l'échéance
du 1er janvier 1921 sera exceptionnellement de 11 fr. 25.
Les demandes sont
reçues dès maintenant à la Banque Nationale de Crédit
à Paris, et dans toutes ses succursales et agences.
En conformité de la loi du 30 janvier 1907, la note ci-dessus a été
publiée au numéro du 28 juin 1920 du Bulletin des Annonces Légales
Obligatoire.
(Journal des Finances du samedi 21 août 1920)
La société Automobiles Industriels Latil qui, comme nous l'avons
déjà annoncé, émet actuellement à 490 fr.,
par les soins de la Banque Nationale de Crédit, 10.000 obligations de
500 fr., 6 % nets d'impôts, présent et à venir, est une
des plus anciennes affaires spécialisées dans l'industrie des
poids lourds.
Elle a été constituée sous sa forme actuelle en 1912, mais
elle prenait la suite d'une entreprise privée datant de 1909. Au moment
de la déclaration de guerre, elle venait de mettre en marche de nouvelles
installations, à Suresnes, qui lui permettaient de tripler la production
de ses tracteurs bien connus. A cette branche d'affaires qui survivra à
la guerre, la Société a ajouté la construction du matériel
agricole Tourand-Latil qui a donné de brillants résultats au concours
que la Chambre Syndicale de la Motoculture organisa à La Verrière
en septembre dernier. Il y a là un débouché intéressant
pour la Société qui a déjà un carnet de commandes
bien rempli et qui doit effectuer ses premières livraisons de charrues
automobiles en février prochain.
(Journal des Finances du samedi 18 janvier 1919)
La Société des Automobiles Latil (Charles Blum & Cie) Société
en commandite par actions, au capital de 3 millions de francs et dont le siège
social est à Suresnes (Seine), procède en ce moment au placement
de 10.000 obligations de 500 fr. 6 % nets de tous impôts présents
et futurs et remboursable au pair en 20 ans, à partir de 1924.
Le prix
d'émission est fixé à 490 fr. avec jouissance au 17 janvier
1919.
(Journal des Finances du samedi 4 janvier 1919)
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(dernière mise à jour : 22 avril 2010)